Le conflit Iran-Israël-États-Unis commence à peser de son poids sur le plan économique au Cameroun, en touchant le secteur sensible de l’importation des produits pétroliers.
Le pays choisi de prévoir les risques en passant par un système d’approvisionnement reposant sur des traders internationaux, avec un rôle de pilotage maintenu pour la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) dans l’attribution des quotas.
Le Cameroun est alerté par la faiblesse des stocks nationaux, estimés à 38 jours pour le super, 12 jours pour le gasoil et 11 jours pour le Jet A1, mais aussi par l’envolée des cours mondiaux du pétrole, qui a franchi la barre des 100 dollars le baril, face à la nécessité de sécuriser le marché intérieur dans un contexte de forte tension internationale
Pour les acteurs du secteurs pétroliers au Cameroun, les marketeurs achèteront les produits pétroliers auprès des traders sélectionnés par la CSPH, sur la base d’allocations. Les importateurs majeurs du secteur, disposant des capacités techniques et financières requises, pourront procéder directement aux importations.
Cependant, le Groupement des professionnels du pétrole (GPP) dénonce une répartition inégale des quotas d’importation, qui pourrait entraîner des risques de rupture d’approvisionnement
À ce sujet, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a déjà saisi le directeur général de la CSPH pour trouver un compromis rapide et éviter toute pénurie des produits pétroliers au Cameroun



