Le Parlement camerounais venait d’adopter sans surprise ce 4 avril 2026, une révision constitutionnelle majeure créant le poste de vice-président de la République. Cette réforme, initiée par le président Paul Biya, viserait à renforcer la continuité de l’État et à assurer une transition ordonnée en cas de vacance du pouvoir.
Le vice-président sera nommé par le président de la République et assurera la direction du pays en cas de vacance du pouvoir.
Le vice-président sera choisi par le président et ne sera pas élu au suffrage universel- La durée du mandat du vice-président sera calquée sur celle du président de la République.
Le vice-président sera soumis aux mêmes obligations que le président, notamment en matière de déclaration de biens et d’incompatibilités.
Cette loi déjà adoptée qui n’attend plus que le visage de l’élu a pourtant déclenché une explosion de critiques qui lisent dans la définition de ce poste, la construction et l’institution d’un nouveau président nommé contrairement aux exigences démocratique
L’opposition a dénoncé une réforme qui concentre le pouvoir entre les mains du président et prive le peuple de son droit de choisir son dirigeant. Le Social Democratic Front (SDF) a boycotté le vote, estimant que la réforme ne garantit pas la légitimité démocratique.
Cette réforme marque également un tournant important dans l’histoire politique du Cameroun et commence à présenter les signes d’une transition au sommet de l’Etat. Entre textes et discours, le visage de l’élu reste inconnu même si certains prêtent du flanc à Franck Emmanuel BIYA le fils du président. Le dauphin tant attendu ne sera rendu public que par nomination du président en exercice





