L’on dira désormais de lui, qu’il fut la 4ème personnalité, sur le plan protocolaire, de la république du Cameroun. Poste qu’il aura occupé pendant quatre décennies, jusqu’au soir de sa mort, le 14 Octobre 2025 en Belgique, des suites de maladie.
Ayang Luc, un homme d’Etat frappé par le sceau de la discretion, a vu le jour à Doukoula dans le département du Mayo-Danay en 1947.
Après ses études primaires et secondaires , il passe avec succès le cycle licence en droit et économie à l’université de Yaoundé en 1972. Il est ensuite copté par voie de concours, dans la prestigieuse école nationale d’administration et de magistrature (ENAM).
Jeune homme d’un dynamisme exceptionnel, il est vite trempé dans le bain des affaires administratives et juridiques, avant de servir comme vice préfet à Ngaoundéré, puis nommé ministre de l’élevage, des pêches et de l’industrie animale, tâche qu’il assume avec doigté. Il bénéficie donc de la confiance du chef de l’Etat qui le nomme autour de la même période, premier ministre par intérim en 1983 en remplacement de Bello Bouba Maïgari . Il évolue jusqu’au conseil économique et social, au sein duquel il laisse une empreinte éternelle, pour avoir été à ce poste, le seul patron pendant 41ans.
Luc Ayang a été également représentant personnel du chef de l’État S.E Paul Biya, en moultes occasions
Il s’en va vers le chemin sans retour, après un infatigable service rendu à la nation camerounaise, mais aussi après un combat honorable dignement mené contre la maladie. Il tire sa révérence en Belgique où il se trouvait en évacuation sanitaire, ce n’est qu’au soir du 14 octobre que la nouvelle vient attrister toute la famille administrative camerounaise



