L’Assemblée nationale camerounaise a adopté le 23 mars 2026, un projet de loi prorogeant le mandat des députés jusqu’au 20 décembre 2026. C’est la deuxième prorogation consécutive, après celle de 2025. Une prorogation de trop qui divise l’opinion publique qui n’attend que de réformes.
Le gouvernement Camerounais justifie cette décision par des « contraintes budgétaires » et l’incapacité logistique d’Elecam à organiser des élections législatives et municipales dans de meilleures conditions dans un contexte où le pays sort des élections présidentielles qui coûtent un budget conséquent. Les Contraintes budgétaires
, l’incapacité logistique d’Elecam, la Réparation des dégâts de la crise post-électorale de 2025 seraient donc en somme un frein à l’activité parlementaire
, Ce que réfute l’opposition avec véhémence, dénonçant une violation de la Constitution et une crise de représentation de certains visages.
À ce sujet, Patricia Tomaïno Ndam Njoya présidente de l’UDC déclare que « la légitimité est le fait d’élections libres et transparentes » tandis que Jean-Michel Nintcheu, député de l’opposition, accuse le gouvernement d’avoir fait une « interprétation fantaisiste de l’article 15(4) de la Constitution »
Cette prorogation fait couler de l’encre et la salive accusant un gouvernant qui tend à toujours se faire attendre sous mille et un prétextes.
Toutefois cette situation laisse entrevoir certaines réalités sur les conséquences économiques des soubresauts politiques




