Une collaboration efficace entre le ministère Camerounais des finances et les aéroports du Cameroun, vient de donner un résultat qui donne des frissons au sein de la communauté éducative: 3 442 enseignants fantômes identifiés.
Il s’agit de ses fonctionnaires de l’éducation de base et secondaire, qui ont abandonné leurs postes depuis longtemps au point de quitter le pays tout en continuant tout de même à percevoir leur salaire qu’ils n’ont cependant jamais abandonné.
Les enseignants concernés ont été identifiés comme ayant effectué un voyage hors du pays sans régulariser leur situation administrative causant un préjudice financier estimé à environ 46 milliards de FCFA. Mais aussi un malheureux incident sur la qualité de l’éducation puisque cette situation donne lieu à des classes extrêmement surchargées par déficit d’enseignant, l’on remarque aussi la prolifération des enseignants vacataires non traçables, et sous-payés qui essayent de surplomber ce déficit.
Dans l’ensemble tout ceci porte à jeter du discrédit sur la qualité de l’éducation au Cameroun actuellement.
Les enseignants identifiés auraient quitté le pays pour la plupart, vers un el dorado inconnu, hors des frontières à la recherche des conditions de vies recherchées.
Face à ce trou béant et impardonnable, la ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, a donné un délai de 14 jours aux enseignants concernés pour se présenter et justifier leur situation, sous peine de sanctions, y compris la suspension de leur salaire.
La lutte contre ces « fonctionnaires fantômes » devient de plus en plus une mesure importante qui ne semble pas toucher exclusivement le secteur de l’Education, mais presque tous les secteurs de la fonction publique au Cameroun.



