Une seule cause à l’appui : un déficit de financement. Il s’agit d’une situation qui met en péril l’aide alimentaire de l’Organisation des nations unies (ONU) au Cameroun. D’après l’agence onusienne, la situation serait telle que 428 000 personnes, dont 210 000 enfants et mères pourraient perdre une aide vitale dans un contexte d’insécurité alimentaire aggravée, si aucun fond supplémentaire n’est débloqué.
Il faut dire que les contributions des bailleurs de fond jusqu’à ce jour ne s’élèvent qu’à 7,1 millions de dollars. Une situation qui n’est pas pour plaire au Programme alimentaire mondial (PAM), qui estime à 156,2 millions de dollars, soit 87,9 milliards de FCFA, les ressources nécessaires pour mener à bien ses opérations au Cameroun en 2026. Cette situation laisse ainsi un déficit critique de 194,1 millions, soit 82,3 milliards de FCFA, donc 95% du financement attendu. Rendu public le 5 décembre dernier lors de la mise à jour opérationnelle du PAM au Cameroun, ce constat fait peser une menace lourde sur la continuité de l’aide humanitaire dans le pays.
Aussi, à un an de la fin de son Plan stratégique national (CSP 2022-2026), la PAM prévoit la suspension de tout soutien nutritionnel à l’endroit du Cameroun. Il envisage en plus de cela de réduire de moitié le nombre d’écoliers bénéficiant de l’alimentation scolaire.
En effet, le comité explique que dès l’année prochaine, 428 000 personnes parmi les plus vulnérables risquent fort de perdre l’aide alimentaire qui leur est vitale sans financement immédiat, tandis que 210 000 enfants et mères risquent de perdre un soutien nutritionnel d’une importance vitale. Pour finir, 60 000 enfants cesseront de recevoir des repas scolaires si rien n’est fait.
Il faut noter que le Cameroun est le deuxième pays de la CEMAC, où le PAM s’apprête à cesser toute activité à cause des contraintes financières, laissant à la première place le Tchad.



