La démographie galopante de la société camerounaise est telle que les résultats parlent d’eux mêmes.
Le Cameroun accuse à ce jour un déficit de plus de 2millions de logements malgré les efforts consentis chaque année par Mme Célestine Ketcha Courtès, le Ministre de l’habitat et du développement urbain (MINDHU). Cette alerte forte avise sur des conséquences non négligeables comme l’envolée des prix des logements par certains bailleurs, face à la demande qui est au dessus de l’offre. Encore que les difficultés liées au foncier, viennent accentuer cette situation criarde qui est aussi en partie une cause de précarité et d’insécurité.
Mme le ministre de l’habitat avait déjà de loin compris l’enjeu, en saisissant rapidement le taureau par les cornes. Elle prévoyait donc de construire 675 nouveaux logements sociaux Aucours de l’année 2025. Fort du constat sur le terrain des 140 logements construits à Yaoundé et 40 à Douala, l’atteinte de cet objectif s’inscrit dans l’ordre de l’impossible, pourtant plus de 200 nouveaux logements sociaux sont annoncés aucours de l’année 2026 . Les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest y sont ciblés relativement au plan d’urgence prescrit par le chef de l’État.
Ces efforts pluriels traduisent la volonté du gouvernement camerouner à boucher ce trou béant qui commence à luire à savoir: le problème de la crise du logement au Cameroun. Entre augmentation de la population, déplacément internes massifs, vie chère. L’accès facile à un logement normal devient peu à peu un luxe qui supplante tous les autres aspects de la vie en la rendant difficile.



