Le président réélu de la fédération camerounaise de football a fait sa première sortie médiatique ce 08 décembre 2025 dans un entretien exclusif retransmis en direct par les chaînes INFO TV et MSI et par une douzaine de radio camerounaises.
Face à son principal interlocuteur Parfait Ayissi ETOA, il s’est livré au jeu du bilan de sa gestion à la tête de l’instance faîtière du football camerounais depuis le 11 novembre 2021, il décrit un bilan satisfaisant reposé sur la réhausse du football camerounais en évoquant la question du championnat camerounais qui était alors en arrêt, il a expliqué sans tabou son objectif qui était de revoir les championnats locaux se jouer avec la clameur d’antan, digne de la notoriété footballistique du Cameroun, en passant par la matérialisation du siège de la Fédération camerounaise du football à la hauteur du label.
Le président de la Fecafoot affirme que si il a gagné tous ces procès et qu’il est resté maintenu, cela n’est dû qu’à la véracité des preuves et à la démonstration du droit.
Il n’allait du revers les conflits de personnes qui l’opposerait au ministre des sports qu’il qualifie d’aîné, mais reconnais une divergence dans l’interprétation du droit. Dans les échanges il revient sur l’actualité troublante qui le croise à André Onana, le gardien Camerounais qu’il appelle son fils, il y fait d’ailleurs des révélations troublantes liées à la gratuité de son encadrement à la fondation Samuel Eto’o et au diverses dissonances au sein de la tanière. Il décline ce qu’il appelle « les débats de bar », mais estime qu’en dehors d’être le « père » de ce dernier, il a la responsabilité qui la fédération qui lui exige l’impartialité et espère tout de même que le jeune gardien qu’il a encadré dans sa fondation, penchera un jour en faveur d’une meilleure compréhension des faits.
Sur la question cardinale de la mise en écart de Marc Brys, le sélectionneur nommé par le ministère camerounais des sports le président Eto’o fils Samuel répond avec froideur: » permettez moi de ne parler que des employés de la fédération camerounaise de football ».
Il portait avec lui une panoplie de documents qui expliquent les textes juridiques en matière de football, qui lui confèrent les pouvoirs de ses décisions en concertation avec le comité exécutif. Il n’échappe pas à la question des mœurs de l’ancienne footballeuse Gaëlle Enganamouit, introduite au comité exécutif de la Fecafoot en disant qu’elle sera jugée par sa compétence et qu’il ne s’intéresse pas à la vie privée des gens.
Un entretien de 2heures vécu comme un match en direct sur le triangle national. En somme, le patron de la Fecafoot a balayé toutes les accusations à lui faites par une partie de l’opinion publique.
Au sortir de cet entretien riche en rebondissements, il demande pardon aux camerounais pour la non qualification des lions au mondial en évoquant la conséquence directe qui coûterait un manque d’environ 12milliards de Francs CFA à la fédération et s’explique par le fait qu’il aurait dû prendre certaines décisions depuis longtemps, mais qu’il était allé contre ses valeurs et espère que ceci ne se reportera pas. Eto’o recommande aux camerounais de rester humbles pour la coupe d’Afrique des nations à venir. Il se réserve d’annoncer une victoire d’avance mais demande aux uns et autres de donner la chances aux jeunes sélectionnés de s’exprimer comme d’autres en ont eu.
Un entretien vécu de bout en un bout comme une occasion de se faire une opinion puisée à bonne source.



