Les chiffres révélés par l’Institut National de la Statistique (INS), dénoncent la timidité de la politique nationale d’import-substitution, en ce qui est des ressources halieutiques au Cameroun.
Malgré les tentatives de banalisation de la pisciculture au Cameroun, le pays à laissé couler 167,3 milliards de francs CFA pour se doter de 207.092 tonnes de poissons congelés, pour le compte de l’année 2024, un peu moins que l’année 2023 (182 milliards de FCFA), faisant des pays producteurs comme:
Le Sénégal, la Mauritanie, l’Argentine, la Chine, le Vietnam, le Maroc, le Brésil, les principaux bénéficiaires de ces transactions.
Parmi les revendeurs camerounais, Congelcam se dresse en pôle position en occupant 80% d’espace sur le marché camerounais. La quasi-totalité de la demande nationale.
Les autres revendeurs tels: Cameroun Frais; Ets Zuni; Green Sea; Queen Fish et Scimex, ne se partagent que les 20% laissés par Congelcam.
Toutefois, ces importations massives entraînent une conséquence malheureuse sur le panier de la ménagère, alors que le Cameroun dispose d’assez d’espace aquatique pour développer la production industrielle du poisson.
C’est aussi l’alarme qui appelle au renforcement des politiques gouvernementales, en faveur du développement de la pratique professionnelle de cette activité.
Une expérience à succès s’observe depuis quelques années en ce qui est de la production locale du poulet en fonction de la demande nationale afin de réduire le taux d’importation des résultats s’améliore tandis que le poisson demeure le cailloux dans la chaussure



